Belle réussite pour l'édition 2008 de la journée du vin au féminin, présidée par Isabelle Forêt, à la Cave Les Coteaux de Visan 14 mai 2008
A cette occasion un jury féminin, composé de vingt-deux dégustatrices professionnelles et oenophiles, présidé par Isabelle Forêt, journaliste du vin et auteur du guide du vin au féminin éditions Lafon, a sélectionné le millésime 2007 de la cuvée
« Femmes ».
Il faut préciser que, cette année, Isabelle Forêt avait à ses côtés une précieuse collaboratrice, Véronique Rivest , Sommelière canadienne, qui est également chroniqueuse, ainsi que formatrice et a fait spécialement le voyage du Canada pour participer à cette journée.
Véronique a remporté le 14 juin dernier le prestigieux prix Femme du vin 2007. Ce concours, aussi appelé Wine Women Awards, est destiné à reconnaître et à mettre en valeur le talent des femmes qui se passionnent pour le vin. Elle avait aussi remporté le prix du Meilleur Sommelier du Canada en 2006.
Parmi les professionnelles on notait la présence d’éminentes dégustatrices :
Gisèle Marguin : présidente de l’Association des sommeliers de Marseille Alpes Provence.
Maryse Allarousse : présidente d’honneur de l’Association des sommeliers de Lyon Rhône-Alpes- Meilleur sommelier de France et demi-finaliste au concours du meilleur sommelier du monde.
Brigitte Leloup : vice-présidente de l’association des sommeliers d’Europe.
Renée Payan : directrice de l’Université du vin de Suze-la-Rousse.
Marietta Themans : sommelière du restaurant Wine notes à Nice.
Simone Amat : secrétaire générale de l’association des sommeliers d’Europe.
Marie-Pierre Marcel : professeur d’œnologie.
Le jury féminin a sélectionné l'échantillon n°9 pour devenir la cuvée Femmes 2007, il est composé de 80% grenache, 20% syrah, cette cuvée a un grand potentiel de vieillissement, elle exprime la complexité du terroir visanais, mais aussi beaucoup de fraîcheur et de fruit (nez de fruits noirs et d’épices), vin équilibré, long en bouche, avec des tanins soyeux, il ressemble aux femmes avec du caractère et de la féminité.
Parallèlement, un jury masculin devait sélectionner la cuvée qui, selon eux, était la plus adaptée aux goûts des femmes, mission accomplie puisqu’ils ont choisi l’échantillon n°9.
Toute la journée, les caves étaient ouvertes au public avec dégustations sur fûts, dans la très belle cave de vieillissement creusée dans le safre et initiation à la dégustation pour les néophytes.
Rabia Dubon, les yeux pétillants de générosité et d’intelligence, présentait et dédicaçait son ouvrage «Nouvelles et destins », différentes tranches de vie qui mêlent réalité et fiction.
Marthe Pleynet, toujours fidèle aux manifestations de la cave, n’avait pas manqué d’écrire, pour l’occasion, un beau poème dédié à la femme et au vin.
A 15 heures, Isabelle Forêt ouvrait le débat sur le thème de la diabolisation du vin en France, un sujet qui passionnait l’assistance et amena de nombreuses personnes à intervenir, dont Véronique Rivest qui donnait l’opinion générale des Canadiens en soulignant que les canadiens sont effarés de l’attitude des français envers le vin, ils ont l’impression que « les français se tirent une balle dans le pied et détruisent l’idéal culturel français qui fait rêver le monde entier, en diabolisant le
vin ».
Isabelle Forêt mentionnait les efforts de l’Espagne pour faire du vin un produit culturel et le séparer des alcool forts. Il est urgent de réagir avant qu’il ne soit trop tard, déjà l’éducation du vin est en voie de disparition, le vin étant un produit culturel on doit apprendre à l’apprécier et à le consommer dès l’enfance en famille (à toutes petites doses évidemment), au moment des repas.
Il est reconnu que les jeunes qui ont des problèmes d’alcoolisme sont ceux qui n’ont pas été habitués à consommer du vin en famille et qui boivent des alcools forts (souvent associés à des stupéfiants) dans le but de se saouler et non pas de partager un moment de convivialité avec leurs amis.
Isabelle Forêt concluait en demandant une prise de conscience générale et en appelant à se mobiliser pour sauver le vin, afin qu’il retrouve son statut de produit culturel.
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